Le Don Juan moderne - Lloyd Cox
Lloyd Cox

Le Don Juan moderne

Le Don Juan moderne - Lloyd Cox

Ayant toujours eu une certaine chance avec les femmes, je pensais en moi être un Don Juan né. J’en ai vu de toutes les nationalités, enfin, c’est une façon de parler. Actuellement, approchant de la trentaine, je me rémunère mes exploits. Très jeune au collège, j’ai eu ma première petite amie, elle s’appelait Hélène. Une fille bien sympathique, en plus, c’était la meilleure de la classe. J’avais eu de la chance avec elle, car elle m’aidait à faire mes devoirs. En fait, c’est elle qui travaillait, et moi, j’allais jouer avec mes amis. Quelques années plus tard, je suis entré au cégep, c’est là que j’ai fait la rencontre de Jessika, la blonde idéale pour le bad boy que j’étais à l’époque. Elle savait se faire belle, mais des fois, elle en faisait trop, et on a fini par se séparer. Ce n’était pas vraiment grave, car je m’en suis remis en sortant avec Sarah, encore une intello. J’avoue qu’il y avait des fois où je lui faisais de la peine, même si ce n’était pas mon intention. Donc, en me rendant compte du mal que je lui faisais, je l’ai laissé partir. Ensuite, j’ai eu une aventure avec une certaine Alexandra, elle était d’origine russe, et c’est le genre de fille qui me plaisait beaucoup. Je ne sais pas si c’était un caractère typiquement slave, ou si elle faisait semblant, mais elle avait l’habitude de me crier après quand je dépassais les limites. Sentant qu’elle avait pris le dessus sur moi, j’ai fini par la laisser tomber, et j’ai décidé de reprendre avec Sarah. Les choses se sont améliorées dans notre relation, jusqu’au jour où cette dernière m’a demandé si je comptais l’épouser. Ce fut la confusion dans ma tête ! À vrai dire, je n’avais pas envisagé cette possibilité, la vie était vraiment belle, de plus nous n’étions que des étudiants. Se marier, c’était synonyme de me retrouver en prison. Je ne voulais pas d’enfants, et encore moins quand je pensais à mon neveu. Le voir courir partout dans la maison, au risque de casser quelques objets qui ont de la valeur, ça me faisait peur à l’époque. Il n’en était pas question, et comme je m’y attendais, elle a décidé de rompre avec moi. Il fallait que je trouve une autre personne pour combler ce vide, et j’avais le choix, il faut le dire. Il y en avait de toutes les sortes, des grandes, des petites, des maigres, des plus grasses, et même une qui avait une couperose. Toutefois, ce que j’ai remarqué, c’est que si je voulais rencontrer la belle fille qui m’irait, il fallait que je sorte du cadre du cégep. Bref, j’en ai connu de nombreuses. Cependant, je n’ai jamais eu la chance de rencontrer mon âme sœur. Aujourd’hui, je commence à me poser des questions sur mon avenir, et je pense sérieusement à fonder ma propre famille.